Air de Peinture

Qui ne se souvient des premières expositions de Manuel Martinez ? De ces cadres éclatés vissés sur les murs, de ces personnages multicolores qui franchissaient le rubicond de la bienséance et s'enfuyaient dare-dare à toute blinde hors du tableau ? C'était une figuration en cavale, une espèce de tohu-bohu généralisé, une saturnale néronienne dans laquelle le peintre se faisait le complice de sa toile qui s'obstinait, à repousser des pieds, des mains, et des corps en furie, le mur sur lequel elle aurait immanquablement fini par reposer.

André Murcie ( in Ecrits sur l'Art )

ECLATS D'AVANT